petits bonheurs

Juste une petite chanson en passant  pour conjurer le déluge! Le clip a été réalisé par mon fils Bastien.

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Vb0FaNY23Bk&feature=youtu.be

Je ne prends jamais de décision du nouvel an. Les décisions doivent arriver quand elles sont mûries, quand on s'est bien pris la tête avec les pour et les contre.

 

D'ailleurs, pour le nouvel an, je ne fais jamais de projet. Et je me retrouve parfois devant ma soupe habituelle, ou alors j'invite des gens au dernier moment....je ne sais jamais.

Bref, cette année, mon fils s'est pointé aves des amis, il a préparé un canard laqué (chapeau) et on n'a pas bougé; c'était très sympa.

Je n'ai pris aucune décision.

 

Par contre, quelques jouirs plus tard, j'ai regardé mon compte en banque, et avec les quelques cadeaux pas trop chers que j'avais faits, je n'avais pratiquement plus rien pour vivre!

Et ma conso de cigarettes en Espagne était mon point rouge!

 

Alors, coup de strombolli: J'ai commandé une cigarette électronique (ça envoie de la nicotine, c'est de la vapeur, donc ça n'incommode pas, et un collègue a arrêté de fumer avec ça)

 

Je ne l'ai reçe qu'aujourd'hui, mais j'ai un peu de mal, ce n'est pas la même chose, on ne resent pas l'attirance de la première bouffée.

 

Ensuite, je me suis retrouvée bloquée au parking, la batterie de ma voiture étant naze. Le jeune n'avait pas les bons cables, à priori, et j'ai du laisser la voiture et rentrer en bus.

 

Je me suis dit que c'était bête de claquer de l'essence pour traverser le pont Saint-Esprit 4 fois par jour, avec les énervements que cela preut procurer, alors que le A2 te fait ça en 5 minutes, finger in the nose.

Alors j'ai pris soudainement un abonnement au bus d'une année, 11 euros avec la part patronale, je me régale à écouter et regarder les gens, et je ne stresse pas.

 

Le soir, je rentre à pied, personne ne m'attend.

Je rencontre des gens, jes remarque des boutiques, je respire.

 

Je passe mes journées enfermées, alorrs ça fait du bien

Et je fais des photos. C'est beau une ville que l'on prend le temps de regarder!

P1040128.JPG

 

Plaisirs....des rencontres, de la bonne chère et justification de mes formes....

mon blog cuisine et carpe diem que je démarre...

coqin.ober-blog.com

Dans ma famille de coeur, ceux de Bonloc, on surmonte les épreuves et les maladies avec tout ce que le courage des basques peut faire!
Il y a eu des deuils, dont celui de ma chère Emilie, femme exceptionnelle qui m'a élevée, et d'autres. Parfois, on se demande pourquoi ce sont les meilleurs qui subissent le plus d'épreuves!
 
Et maintenant il y a ce petit Julen, atteint de muscoviscidose.
 
Alors la famille a créé cet évènement, qui permet d'aider à la recherche, au village.
 
Et comme la partie Carrère est musicienne, elle nous a concocté un petit clip que j'adore, avec une chanson crée pour l'occasion, interprétée par les enfants du village.
 
simplement magnifique!
Les virades de l'espoir, dimanche 25 septembre, Bonloc
vidéo sur kanaldude

ça me travaillait: Reprendre le dessin, la peinture, ma lâcher sur des pages blanches avec des couleurs. Je voulais offrir à une amie chère un tableau.

Ce samedi, je vais à Lidl, et je vois un lot de 4 toiles à 5 euros. Un signe.

 

Ibantxu et son amie étant là, j'entraîne ma créativité et savoir faire sur un art quotidien, la cuisine. Le couscous appris en live à Rabat cet été avec une mama, la tarte aux champignons.

 

Je fouille dans les tiroirs pour retrouver mon matériel d''il y a 10 ans, retrouve des tubes desséchés, pas de pinceau.

Ibantxu me connaissant  et sachant que si j'ai envie de peindre, il faut que je le fasse, se précipite, fouille, trouve quelques tubes d'acrilylique et de gouaches. Il n'y a pas toutes les couleurs primaires, mais j'attaque.

 

 

La tarte aux champignons crame.

 

j'éteins et continue. Un entrelacement de portes marocaines dans un subtil orange qui resplendit quand je le place au soleil pour faire sécher la toile plus vite.

 Et là, je me dis: "va vite donner le tableau, cours)"

Je ne le fais pas. Je modifie.  Corrige un trait, une lumière, et les portes sont devenues un visage avec un voile fait de tapis à sécher.

Bon, ok, il y a toujours un côté zarbi qui ressort quand je dessine ou que je peins, je ne fais pas vraiment dans l'impressionisme, mais  je gâche toujours mes peintures.

Elle est devenue toute sombre.

je n'ai plus voulu la retoucher, d'autant que je suis vraiment très pauvre en matériel et que j'ai du mal à faire mieux avec ce que j'ai.

J'ai donné la toile à mon amie en lui demandant de ne pas la regarder devant moi, et quand je vais chez elle, je ne la regarde pas!

Par contre, j'en ai commencé une autre, j'adore ça! C'est un voyage en soi de peindre!

 

Alors que les bulletins d'alerte se multiplient au Pays-Basque,je repense à ce jour de bourrasques à El Jadida, au Maroc, il y a maintenant presque un mois.

 

H avait laissé la porte de la cour ouverte et l'entrée du salon était complètement inondée. Il avait alors attrapé son balai spécial et avait calmement repoussé l'eau, en disant: "On avait oublié de fermer la porte", avant d'aller préparer le petit-déjeuner. (lait avec un nespresso, et pain avec de l'huile d'olive, option vache kiri).

 

Nous nous sommes alors rendus à son travail et je l'ai attendu dans la voiture, en lisant "La vie est ailleurs" de Kundera, réfléchissant à des phrases telles que: "Vous pensez que le passé, parce qu'il a déjà été, est achevé? Ah non, son vêtement est fait d'un taffetas changeant et chaque fois que nous nous retournons sur lui nous le voyons sous d'autres couleurs".

 

Derrière moi, le phare, que j'ai la manie de photographier sous tous les angles, en bas, la medina et une mosquée.

A côté, le collège et la sortie des classes. Les ados, peu coutumiers des averses, couraient sous l'eau, s'offraient à elle.

Deux jeunes filles ont tapé à la vitre, affolées. Elles ont essayé de m'expliquer quelque chose en arabe, et quand j'ai voulu sortir de la voiture pour leur parler, elles m'ont crié de rester dedans.

 

H est arrivé, un peu mouillé; je lui ai demandé ce que me voulaient les jeunes filles, ce qu'il se passait, et il m'a répondu qu'il n'en savait rien. Quand il a démarré, j'ai vu qu'il y avait de l'eau jusqu'à la portière, il n'avait rien remarqué, et moi non plus, absorbés par nos mondes!

 

C'est alors qu'il a dit, dans un sourire: "C'est un beau temps marocain".

 

http://www.lematin.ma/Actualite/Express/ArticlePrint.asp?id=31720 (histoire du phare)

 

En ce qui concerne les bulletins d'alerte, mon préféré reste celui de Paul, qui, depuis que H. Loutre a failli se noyer dimanche dernier au Trou du Diable, au Port-Vieux, (ça ne s'invente pas!), multiplie les vidéos, images et son à l'appui, depuis sa maison incroyable. Le Président des Ours Blancs, ces personnes qui se baignent tous les jours, véhicule ses messages de précaution sur face book.(pour ceux qui l'ont, Paul Daraignez, un poète!)link

Il veille au grain, et grain, il y a!

 

Présicion entre temps de Paul,  quitte à donner les bonnes infos:

"Petite précision: le trou du diable, c'est celui d'à côté, vers Belza, et celui que nous appellerons pour le moment le trou de Loutre".

 

 

 

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Photo du phare de El Jadida, prise le 28 juillet, juste avant ma rencontre avec H.

Ibantxu m'a fait la surprise de débarquer hier, car il n'avait pas cours, et un copain descendait de Montpellier.

Aors, on a repris les habitudes: je revenais du Maroc, il n'y avait rien dans les placards et le frigo, alors on a fait une descente au supermarché du coin, avec toujours comme leitmotiv: "bien se nourrir, mais pas trop cher".

Nous nous sommes retrouvés à cuisiner un rôti de boeuf avec des haricots verts et pommes de terre au cumin.

Ce soir, opération "on arrange les resstes et on fait un plat super".

Donc: restes de rôti coupés en morceaux, légumes, fondue de tomates, ras el hannout fraîchement moulu, purée moussline. Un mélange marocco/ ittalo/ français/ basque, ( en raison du fromage utilisé un bon ardi gasna).

Je n'ai pratiqué la purée en sachet que lorque je finissais à 19h et que j'avais 3 enfants (mes 2 garons et ma nièce), impatients de voir ce que j'allais encore inventer.

 

Je faisais e la purée mousline avec quelque chose, e c'était parfois raté.

Quand j'avais mis trop de poudre, je m'avançais fièrement en disant: " C'est de la purée béton, chacun doit faire une scpulture et la manger!"

 

Du coup, le repas n'était que jeu. Les enfants faisaient des boulettes, on rajoutait un peu de beurre dessus. A la fin, ils étaient gluants et pleins de purée, ils devaient prendre une douche, mais ils avaient mangé et ri.

 

Je me fendais de la chanson, et fignolais ensuite l'affaire jusqu'à cuisiner un poulet juteux pour le petit volcan!, où l'on met le jus dedans.

je chantais forcément la chanson de la pub en servant la purée ou le hachis parmentier et les enfants reprenaient en choeur.

Ce soir, j'ai repris l'idée pour Ibantxu , la purée était légère et le hachis à base de légumes et de viande!

vive la purée moussline, car déjà j'ai mis 30 mns à préparer le plat! mais pas cher, et on ne fait pas de gaspillage!

 

Ce matin en me rendant au travail, la tête encore face à la mer, je tombe sur les deux compères Benat le marionnetiste et Lucien l'éditeur, de vieux amis; la voiture de Lucien était pleine d'un bric à brac hétéroclite.

 

"Nous vidons le local, tu veux un barreau, un présentoir  de cartes postales?", m'ont ils lancé histoire de plaisanter.

 

Et moi je suis restée là, les bras ballants, les yeux équarquillés.

 

Mais oui, je voulais un présentoir de cartes postales! Et depuis des années!

 

J'ai des albums pleins de photo et d'images diverses, une véritable collection!

 

J'en reçois de plus en plus, et en ce moment je fais beaucoup de photos.

 

Ils se sont garés n'importe comment et ont sorti la bête et petit à petit ses attributs et l'ont monté, tout en devisant de façon poétique sur ce que l'on peut faire avec un présentoir de cartes postales. C'est quand ils ont terminé l'installation que nous avons vu l'inscription "c'est naturel, c'est sain".

 

Les trois sommes tombés d'accord sur le fait que tant pis si chez moi c'est plein et petit, il me le fallait.

 

Ils l'ont emporté au bureau, et une collègue nous a dit: Vous faites marché aux puces maintenant"?

 

J'ai moins ri à 14h. quand il a fallu le charger dans la panda pleine de courses que je n'avais pas sorties, car, justement, elles étaient encombrantes.  J'ai tiré, poussé, démonté le présentoir, mis la voiture en break, sous le regard ahuri des élèves du lycée Paul Bert.

Je me suis quelque peu assommée quand le piquet m'est tombé sur la tête dans un virage, mon pantalon blanc a des tâches mais j'ai mon présentoir!

Et ce soir, le feuilleton continue, car il va bien falloir que je le remonte et lui trouve sa place!P1010531.JPG

Ca a commencé petite, où plongée dans mes lectures, je ne faisais pas atttention à la nourriture, je mangeais parce qu'il le fallait, mais franchement, certaines choses étaient bonnes!

Emilie ne savait plus quoi faire pour que je mange, des salades de tomates en forme de souris, des épinards avec des oeufs et des croutons.

 Là, j'aimais bien. Mon frère mangeait mais n'aimait rien, il était adepte de la nourriture de ma mère, paquets de chips et salades de riz et quand le week-end mon père, cuisinier, reentrait, il partait faire du surf ici ou là.

Je profitais des tartes tatin et des blanquettes de veau, avec les amis qui habitaient n dessous, tous les dimanches.

Ensuite, je m'nnuyais vite et allais rêver dans ma chambre, mon monde.

 

A la Chambre d'Amour, nous nous retrouvions entre familles, et mangions dans une cabane, le Louis Philippe. Nous étions en maillot et lui en costume. Il voayait mes livres et mon petit côté solitaire et m"a appris à aimer les soles meunières.

Par la suite, j'ai lu le "Club des 5" et la Comtesse de ségur ("Les malheurs de Sophie") et là tous les sens sont venus.

Il y a eu des rencontres, mais certains cuisiniers comprennent tout, comme Ernest, avec son béret sur la tête, qui regardait et voyait mon état au fond de mes yeux, me versait une goutte de patxaran et veillait à ce que je finisse mon plat.

J'y allais souvent, car il avait le goût du produit et des gens.

Il me reconnaissait.

 

Il a fait partie de deux histoires, et en a vécu beaucoup ces années.

Il y a eu Baï, l beau sénégalais qui m'éblouit toujours par son sourire quand il me voit..

 

Là, il y a Alain Darroze, sa cuisine délicate, inventive, pimentée, et lui.

Son âme, sa gntillesse, encore un frère que je ne connais pas!

 

Je parle avec mon amour d'oiseaux, et lui il me fait ça sur facebook!

 

 

 

Alain Darroze les Aigles bottés sont arrivés en escale, autour de mon jardin...Tiens v'làl'automne!!!! enfin!

 

Ce matin là, je savais qu'une autre page était tournée. Comment, pourquoi, à cause de quoi, je l'ignorais.

Le 28 juillet 2010, j'ai pris un café face au supermarché à El Jadida.

 

Mon esprit était libre quoique préoccupé.

 

Il y avait du monde. Le groupe habituel, deux hommes en plus.

Je pensais à partir.

 

Je me sentais chez moi, mais, pour cette fois, je n'avais pas trouvé le piment.

Une âme, des couleurs.

Il y avait eu une félure la veille dans mes rapports affectifs avec mes amies.

 

J'ai longuement parlé avec un ami, qui m'a ramenée au calme de la vie, lui qui est comme moi toujours en tourmente et jamais négatif.

 

J'ai dormi, ai attendu la confrontation avec les autres, pris mon temps pour appréhhender  la couleur de la journée: elle était  simple, pleine, colorée.

 

J'ai choisi une tenue bleue, ma couleur: jupe en jean, blouse à carreaux de paysanne et ballerines blanches avec une fleur.

 

Je m'étais ferméela veille à ce qui est inutile et fait mal, j'étais donc disponible pour ce qui est utile et fait du bien.

 

Je faisais un bilan de ce voyage, riche et, je le subodorrais, plein de changements.

 

Depuis quelques jours, j'avais des cartes postales dans mon sac, achetées à Essaouira, car dans tous les voyages, dans ce pays magique, je n'avais pas eu le temps de me pencher trop dessus.

.

 

J'ai écrit, à Benat,  à Aristide, à Iban, j'ai fait signer mes amies qui m'avaient le matin même parlé de reproches et de tensions sans rien pouvoir me dire, rien. Juste quelque chose  qui plait dérange.

 

Ce matin là, il y avait de la vie à El Jadida, une nouvelle vie.

 

Cet homme m'a souri et m'a demandé si mes cartes postales étaient des vues de la ville.

 

Nouvelle vie depuis ce moment. Je l'ai regardé, il m'a donné son livre, ses yeux étaient pleins de tout, d'amour, d'espérance, de vie. Je me suis plongée dedans.  Il sortait de la mer, du lever du jour dans l'eau.

 

Je suis signe d'eau, tout en moi est eau et air, et je me suis plongée dans la terre de ce boeuf, comme il se décrit, mais à mon avis, il veut dire taureau, alor là je n'ai pas fini d'écrire...

 

J'ai quitté son sourire, je suis partie là bas, à casablanca, déconnectée de tout sauf de lui, et puis en faisant un bilan:

 

 

Il a repéré la palombe

http://www.youtube.com/watch?v=aHYOm4WjzLE

et j'ai repéré le boeuf!

Depuis,jai des frissons partout, je ne sais comment les calmer, je suis juste à son écoute magnétique...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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